Walangari Karntawarra Tjakamarra. Seven Sisters Dreaming, tableau

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Walangari Karntawarra TJAKAMARRA (Artiste aborigène, Australie, né en 1961)

Seven Sisters Dreaming, 1998

Acrylique sur toile
Inscriptions marquées au dos de la toile par l’artiste : signé par l’artiste 11/10/98 + dessin du contour de sa main + 987
Texte décrivant la légende associée à l’œuvre : Title : Seven Sisters Dreaming ; Artist : Walangari Karntawarra TJAKAMARRA ; Skin : Jakamarra ; Nations : Arrernte, Luritja, Walpiri, Pintubi, Alyawarre, Yankungatjarra ; Jukurrpa : Snake, Honeyant, Euro, Seven Sisters, Witchetty Grub, Rainbow, Centipede, Catapillar, Milkyway, Kangaroo Mouse, Emu ; Story : The Seven Sisters are very important in the way children are reared and taken care of. The painting depicts the elders and grandmothers teaching our children. Education is a way of life not a system. This is how we teach. This is the 3 L’s - look, listen and learn. When we learnt about the value of the Seven Sisters we would go out and look for honey ants. In looking for a gathering of honey ants with our grandmothers, mothers and aunties, we were taught about the stars, seasonal patterns and many other things including caring and sharing, two core elements of aboriginal society as well as gaining knowledge above our land. We were taught our kinship system. This system is very complicated as it relates to everything in the Universe.

Hauteur : 121 cm - Largeur : 76 cm.
Châssis à clef

Œuvre en parfait état

Provenance :
- Collection privée, Australie
- Arts of the Land

Œuvre accompagnée de la copie du certificat Arts of the Land + article sur l’artiste en anglais

Cette oeuvre a été exposée au Musée d’Art Contemporain les Abattoirs de Toulouse dans le cadre de l’exposition “Temps du Rêve / Dreamtime” en 2009.


Né en 1961, Walangari Karntawarra Jakamarra appartient à ce qu'on a appelé la "génération volée" - ces Aborigènes enlevés dès l'enfance à leurs parents pour être mis dans des institutions ou adoptés par des Anglo-saxons dans le cadre de la politique officielle d'assimilation en vogue jusque dans les années 1960. Fils d'une femme Arrernte et d'un membre du clan Pintupi, il a été enlevé à ses parents à l'âge de sept ans et a grandi dans un milieu anglo-saxon.
Les études artistiques qu'il a suivies à l'Université de Deacon lui ont permis de découvrir l'art occidental. C'est ainsi qu'après avoir commencé à peindre dans le style aborigène traditionnel qui était celui de son grand père Albert Namatjira, il a élaboré une manière personnelle : synthèse des motifs hérités de la tradition aborigène et des styles occidentaux - en particulier ceux des arts décoratifs.
En cela, Walangari Karntawarra Jakamarra est tout à fait représentatif de l’art dit « urbain » pratiqué par les enfants de la génération volée : appropriation - quelquefois très critique - de l'art occidental et revendication pleine de fierté d'une culture dont on a voulu les déposséder. Ainsi dans cette toile, la palette et le style évoquant les dessins « liberty » des arts décoratifs occidentaux se conjuguent à des motifs traditionnels.
Ceux-ci sont essentiellement constitués de lignes évoquant des peintures corporelles ; cercles concentriques symbolisant des sites sacrés - souvent des points d’eau qui servirent de lieu d’étape à des Ancêtres du Temps du Rêve (ou Dreamtime, temps mythique de la création du monde pour les Aborigènes) ; formes en U isolées ou en groupe (seules ou accompagnées d’un I) pour désigner initiés et initiées flanquées du bâton à fouir avec lequel elles plantent et récoltent racines et tubercules, symboles et gage de survie dans le désert ; traces d’animaux dont on voit les empreintes telles celles, à trois doigts, de l’émeu.
Cette manière de peupler symboliquement l’univers de la toile permet aussi à l’artiste de convoquer sur le fond d’une sorte de carte du désert vu du ciel (on parle de vision satellitaire) de multiples strates temporelles : du présent des sites évoqués ; du passé toujours vivant des cérémonies ancestrales qui y furent jadis instaurées ; du Temps du Rêve où des Grands Ancêtres - esprits, humains ou animaux - sortis du magma originel parcoururent le désert qu’ils façonnaient à leur image.
La toile intitulée « le rêve des sept sœurs » est d’ailleurs explicitement mise sous le signe de ces divinités ancestrales ayant présidé aux origines du monde. Dès lors, c’est presque au moment même de la création que nous fait assister l’artiste : les motifs traditionnels s’inscrivent sur le fond mouvant de la toile à la manière d’atomes ou de molécules primitives en train de s’associer pour donner la vie.

Provenance :

  • Pièces :  1
  • Référence Expertissim : 2014010908