SEVRES. Rare petite plaque en biscuit de porcelaine. Vers 1778.

Objet vendu

SÈVRES.

Rare petite plaque en biscuit de porcelaine à l'imitation de Wedgwood représentant une scène animée de vendanges d'après un « antique » en cornaline, particulièrement connu sous le nom de « cachet de Michel Ange » l'histoire disant qu'il aurait appartenu à cet homme célèbre :

« Les uns portent sur leur tête des corbeilles remplies de raisins, d'autres ont à la main des coupes dans lesquelles il y a du vin. Le plus grand nombre s'est assemblé à l'ombre d'un voile que tendent deux petits amours, font un berceau naturel formé par des ceps de vigne qui montent le long de deux ormeaux. Là quelques uns d'entre eux paisiblement assis font une collation champêtre et mêlent leurs chants à celui des oiseaux. » et, en dessous un enfant pêchant.

Deuxième moitié du XVIIIe siècle, vers 1778.

Longueur du biscuit : 15 cm.
Longueur avec cadre : 20,4 cm.

Très légers coups de feu dans le biscuit.

La plaque est dans un cadre ovale en bois noirci et doré (petits manques au cadre) et n'a jamais été décadrée depuis l'époque.


Cf. : Il a été exécuté six plaques vendues18 livres chaque en 1778 marquées dans Les Travaux Extraordinaires de Tristan Jeune (répareur).

Cf. : Cette description de Mariette précise aussi que l' : « on sait par tradition que cette cornaline a appartenu au fameux Michel Ange Buonarroti et qu'il en faisait son cachet et ses délices et quoiqu'il n'y ait sur cela rien de bien constant, il y a pourtant lieu de présumer qu'on ne la point dit sans fondement. »
« Suivant la même tradition, un orfèvre de Bologne nommé Augustini Tassi l'eut après la mort de Michel Ange et le vendit à la femme d'un intendant de la maison des Médicis.
Au commencement du dernier siècle, le sieur de Bagarris qui a été garde du Cabinet des Antiques sous Henri IV et Louis XIII, l'acheta des héritiers de cette dame huit cents écus, somme bien considérable pour l'époque.
Le sieur Lauthier, le père, l'eut après la mort de cet antiquaire, de madame du May son héritière, et ce sont les enfants dudit sieur Lauthier qui l'ont vendu au roi Louis XIV.
Ce prince en faisait une estime particulière et l'a souvent porté à son doigt.
C'était le plus beau morceau du Cabinet du Roi et peut-être du monde. »

Ref. : Bibliothèque de la Manufacture Impériale de Sèvres : Recueil des pierres gravées du Cabinet du Roi à Paris chez J.P. Mariette 1750, d'après les dessins et gravures de M. Bouchardon.

Provenance :

  • Pièces :  0
  • Référence Expertissim : 1101009