Louis-Philippe. Six notes autographes signées

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LOUIS-PHILIPPE (1773-1850), Roi des Français

Six notes autographes signées de son paraphe. Janvier 1831-mai 1833. 7 pp. sur bi-feuillet in-8.

Belle correspondance du Roi, dont adressée au maréchal Mouton comte de Lobau, évoquant la Garde nationale, sur la fête du 1er mai, la loi sur la Censure, etc. ; et avec une lettre particulièrement émouvante sur l’épidémie de choléra de 1832 :
Envoyant une réponse à un article de la presse ; sur l’attribution de la Légion d’Honneur en accord avec le comte de Lobau, en faveur de M. Fourchon, chef de bataillon de la Garde Nationale qui le premier a repris son uniforme dans les Journée de Juillet (…) ; à propos de la fête du 1er mai (1831), demandant s’il y aura des spectacles gratis (…). S’il y en a, que jouera-t-on ? Il faut y penser. Ce qui est décidé de mon côté, c’est que je ne veux dans aucun cas et sous aucune forme, de pièces de circonstances. Nous causerons du reste quand vous voudrés (…) ; au comte (de Lobau) au moment de l’épidémie à Paris, en avril 1832 : J’arrive de Neuilly où les malades augmentent aussi (…). Mr Fain va au Palais royal pour y chercher des lits et des draps que vous aurés dès ce soir en attendant ce qui commencera à arriver demain des châteaux. Cette déplorable propagation du fléau me parait sans exemple, et outre la profonde douleur dont elle me pénètre, elle me fait faire bien des réflexions (…). Il ne songe pas à convoquer le Conseil mais désire le voir avant son Conseil de Salubrité ; Mr Périer va de mieux en mieux. Il y a à Neuilly quelques malades entièrement guéris, mais il n’est trop certain que le mal augmente partout et avec une épouvantable rapidité. Je ne sais qu’imaginer pour arrêter ou rallentir cette affreuse propagation (…) ; à son ministre, à propos de la censure le 18-21 mai 1833 ; le public glôse déjà et grogne de la censure, car on n’a pas expliqué ni compris autre chose qu’une défense ; et quant à moi, le remède me parait pire que le mal (…). Les affiches sont entourées de commentateurs (…). Il le prévient qu’il sera aux Tuileries et souhaite que son ministre ne tarde pas ; le roi corrige une omission à corriger dans un amendement envoyé la veille au soir ; nous allons causer de tout cela. A tout-à-l’heure (…).

Provenance :

  • Pièces :  1
  • Référence Expertissim : 2013120021