Louis Anquetin, scène galante, huile sur toile fin XIXe, début XXe

Estimation : 3 750 €
Le prix et l'estimation incluent la commission acheteur TTC
Objet vendu

Louis ANQUETIN (1861-1932)

Scène galante dans un paysage

Grande huile sur toile représentant une femme dénudée étendue dans une posture lascive, signée en bas à droite. Dans un beau cadre de style Louis XV.

Un certificat de l'académie Anquetin sera remis à l'acquéreur.

Hauteur :90 cm - Largeur : 90 cm
Cadre : 115 x 115 cm

Notes :
Louis Anquetin, né à Etrépagny (Eure) le 26 janvier 1861, mort à Paris en 1932. Peintre de l'école française. Chevalier de la légion d'honneur.

Après des études au lycée de Rouen, il vint à Paris vers 1882 et entra à l'atlelier libre de Fernand Cormon. Subissant alors l'influence des japonais, il s'intéresse aux oeuvres des impressionnistes, puis aux théories de Signac et ses amis, et pratique vers 1888, une peinture synthétique, recherchant des sujets modernes, employant la teinte plate et le cloisonnisme chers à Gauguin, qu'il ne connait pas directement, et il fait partie du groupe d'artistes exposant au café Volpini. Ses recherches sont à cette époque de même nature que celles d'Emile Bernard; elles se révèlent déjà dans "Le faucheur dans les champs" de 1886, puis il parvient à l'originalité en peignant des toiles comme "Portrait d'acteur" et "La femme dans la rue". A partir de 1890, son goût pour la vie, les formes en mouvement, la couleur, le conduit à l'étude de l'anatomie et de la composition; il se plaît à peindre des allégories, des chevaux qui sont de magnifiques étalons, il se tourne vers l'art des Musées et demande à Rubens, à Jordaens, aux flamands du XVIIe siècle, les secrets de leur peinture. Ayant d'abord figuré au salon des Indépendants à partir de 1888, puis chez Le Parc de Bouteville, il exposa à la Société Nationale des Beaux-Arts, en 1890 et 1891, devint sociétaire en 1907, et participa régulièrement au salon jusqu'en 1914. On vit une exposition de lui au salon d'automne de 1912, à l'exposition du portrait au XIXe siècle : "Portrait de M. Janvier dans le rôle de Lampourde". Toute son oeuvre devait alors se ressentir de l'oeuvre de Rubens ; une grande toile : "Le Cabaret" témoignait de son désir de serrer la réalité, tout en ordonnant des formes imaginées, puis une autre grande peinture "Le Combat", exposée en 1896, consacrait l'abandon du modernisme. Son évolution, conditionnée par l'intérêt grandissant qu'il porta aux flamands du XVIIe siècle, fut semblable à celle d'Emile Bernard, obsédé par le XVIIe siècle espagnol et bolonais. Désormais, Anquetin adopta la manière Rubenienne dans les thèmes, l'ordonnance de ses compositions, les motifs du décor, l'ornementation, les accessoires, il s'assimilera les procédés d'emploi des couleurs qu'il travaillera par glacis afin d'obtenir la transparence lumineuse et la fraîcheur du coloris. Il n'omit pas d'insister sur le métier de son modèle dans la bonne étude qu'il fit sur Rubens et ne manqua pas de déplorer l'ignorance des artistes contemporains pour qui il réclamait la création d'un cours de technique à l'Ecole des Beaux-Arts. Louis Anquetin a collaboré à Comoedia ; il a fait l'objet d'articles de Emile Bernard dans "le Mercure de France" en 1932, et "L'Art et les artistes" en 1933. Son oeuvre lui valut la croix de chevalier de la Légion d'Honneur. Admirant les grands décorateurs, en brossant d'immenses surfaces. Il exécuta notamment "Renaud et armide", plafond chez M. Empain à Bruxelles, "Le rideau du théâtre Antoine", acheté par la Ville de Paris, les peintures du cercle artistique de Nice et du café de l'hippodrome Bostock, à Montmartre, et composa des cartons de tapisserie pour les gobelins : "La guerre et la paix". Hostile à son époque, il acheva sa vie solitaire et misanthrope. Parmi ses portraits, on peut citer celui de Gémier dans "La Rabouilleuse" et son autoportrait.

Des tableaux de Louis Anquetin sont conservés dans les musées suivants:
La Rochelle
Londres (Tate Gallery)
Paris.

Dans ce tableau aux accents mythologique, Anquetin emunte le sujet de la fête galante évoquant la sensualité du XVIIIe siècle avec des peintres tels que Watteau ou Fragonnard. Si le sujet reste difficile à identifier, le mélange des influences du peintre transparait dans la composition et le choix des couleurs. Le nu féminin est traité avec délicatesse. Une délicatesse qui fait écho à la jeunesse du berger.

Rapport de condition : Toile correctement tendue sur son châssis. Petits repeints localisés anciens visibles à la lampe de wood. Une petite pièce ancienne au revers en bordure. Bon état général du tableau.

  • Pièces :  1
  • Hauteur en cm : 90 cm
  • Largeur en cm : 90 cm
  • Hauteur du cadre en cm : 115 cm
  • Largeur du cadre en cm : 115 cm
  • Référence Expertissim : 2014121932