Kim Napurrula. Sans titre, tableau

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Kim NAPURRULA (né en 1961)

Sans titre, 2008

Acrylique sur toile
Références indiquées au dos de la toile : "Papunya Tula Artists PTY.Ltd, Kim Napurrula, KN0807073, 122 x 61 cm"
Numéro d’identification de l’œuvre : KN0807073
Châssis à clef

Hauteur : 122 cm - Largeur : 61 cm.

Parfait état général

Provenance :
- Papunya Tula Artists PTY. LTD.
Œuvre accompagnée de son certificat d’origine émanant de Papunya Tula Artists PTY. LTD., le premier et le plus prestigieux centre d’art autogéré, créé par les aborigènes dans les années mille neuf cent soixante dix qui marqua le début du mouvement de la peinture aborigène contemporaine.


Membre de la communauté artistique de Kiwirrkura (Australie occidentale) affiliée à celle de Papunya, Kim Napurrula appartient à l'ethnie Pintupi dont les membres, chassés de leurs terres ancestrales par la colonisation, avaient été regroupés dans les centres de peuplement du désert central et ont longtemps vécu dans la région de Papunya où la peinture aborigène contemporaine est née dans les années 1970.
Son œuvre témoigne de l'attachement des peintres de Kiwirrkura à leurs territoires claniques en se faisant évocation d’un site sacré créé, au Temps du Rêve, par les mythiques "Hommes Tingari" qui parcouraient le désert avec leurs femmes et leurs apprentis qu’ils initiaient aux secrets de la Création.
A chacune de leurs étapes, ils instauraient divers rites que les Aborigènes n’ont cessé depuis de célébrer : par des chants, des danses et des peintures sur sol mettant en scène le cheminement des "Tingari" et les grands épisodes de leur geste toujours évoqués de manière mystérieusement symbolique.
Le site concerné est un trou d’eau, "Ngaminya" et se trouve au sud-ouest de Kiwirrkura. C’est là qu’au Temps du Rêve un groupe de femmes Tingari venant de Marrapinti, plus à l’ouest, a fait halte sur le chemin qui les menait vers Wilkankarra (Lac Mackay).
Elles y firent provision de “raisins du désert”, des baies comestibles appelées kampurarrpa en dialecte aborigène, que l’on cueille sur de petits buissons, les solanum. Ces fruits peuvent être mangés directement, ou bien, transformés en pâte, cuits dans du charbon et conservés sous forme de pains.
Selon la tradition picturale du désert, Kim Napurrula donne à l’évocation de "Ngaminya" l’apparence d’une vision satellitaire qui propose une cartographie très abstraite car sacrée de son territoire clanique : de part et d’autre des trous d’eau - alignés au centre de la toile - se forme un énigmatique labyrinthe où des parcelles de territoires claniques se juxtaposent selon un mystérieux système de correspondances rituelles.
Il résulte de ce parti pris un véritable "tissage" de chemins s’entrecroisant pour donner une idée de cheminement complexe : ce fut autrefois celui des Hommes et des Femmes Tingari ; c’est, aujourd’hui encore celui des Aborigènes initiés marchant sur les traces symboliques de leurs ancêtres ; c’est enfin celui-là même de la création artistique : mélange de maîtrise technique et de sens du sacré.

Provenance :

  • Pièces :  1
  • Référence Expertissim : 2014010917