Auguste Rodolphe de Niederhaüsern dit RODO. L'offrande à Bacchus, bronze. XXème siècle

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Auguste Rodolphe de NIEDERHAUSERN dit RODO (1863 - 1913)

L'offrande à Bacchus (1911)

Bronze à patine verte antique

Signé et titré sur la base traité au naturel
Sans cachet de fondeur

Notre bronze est un tirage posthume des années 70.

Un des sculpteurs suisse les plus importants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, introduisant en Suisse l'art de Rodin, Auguste de Niederhäusern suit les classes de sculpture à l’Ecole des arts industriels et à l’Ecole des beaux-arts de Genève. En 1886, il s’établit à Paris, entre dans l’atelier d’Henri Chapu à l’Académie Julian, puis dans celui d’Alexandre Falguière à l’Ecole des beaux-arts. De 1892 à 1898, "Rodo" est l’un des collaborateurs de Auguste Rodin. Il expose au Salon des artistes français en 1888 et 1889, au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1891 à 1913 et au Salon d’Automne à partir de 1906. il reçoit une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1900 et la Légion d’honneur en 1912.

A Paris, le sculpteur, intime de Paul Verlaine, est lié aux symbolistes, et est marginal. L’activité de Rodo à Paris est encore mal connue: il jouit de l’appui de Rodin, du soutien de la majorité des amis de Verlaine (qui lui confient l’exécution du monument à la mémoire du poète maudit) et de l’estime d’écrivains comme Stéphane Mallarmé. Guillaume Apollinaire , entre 1910 et 1913, lui consacre des lignes élogieuses dans L’intransigeant.

Ami des peintres Ferdinand Hodler, Cuno Amiet, Giovanni Giacometti, Albert Trachsel entre autres, Rodo revient chaque année en Suisse pour participer aux expositions et aux principaux concours pour des monuments. Entre 1898 et 1905, poursuivi par ses créanciers parisiens, il vit principalement à Berne et à Lausanne.

Cependant, entraîné par le mouvement d’opinion qui voit en Hodler l’artiste «national» par excellence, Rodo est bientôt considéré, dans les milieux progressistes, comme le Hodler de la sculpture. Les musées de Berne, Aarau, Lausanne, Soleure, Winterthour et Zurich font chacun un ou deux achats.

Niederhäusern acquiert malgré tout une certaine notoriété en Suisse. Mais en général, la presse helvétique garde ses distances par rapport à un artiste dont elle juge les sculptures trop «inachevées». Rodo meurt dans la misère et tombe pratiquement dans l’oubli après la fin de la Première Guerre mondiale.

Le catalogue raisonné de l’œuvre de Niederhäusern comprend près de 300 numéros. Les premiers travaux montrent l’artiste attaché à la tradition réaliste d’Aimé-Jules Dalou et d’Henri Chapu, mais surtout sensible à la fougue de Jean-Baptiste Carpeaux. Après les années passées à travailler pour Rodin, ses portraits de Verlaine, puis sa première maquette pour le Monument Verlaine (1899) témoignent de ses étroites relations avec le symbolisme par sa manière personnelle d’intégrer la fluidité des formes féminines dans de grandes compositions, dépourvues cependant de cette souplesse végétale qui caractérise les recherches de la plupart des artistes liés soit au symbolisme, soit à l’Art nouveau.

L’offrande à Bacchus et Adam et Eve (Musée d’art et d’histoire, Genève), exposés pour la première fois à Paris en 1906, montrent Rodo abandonnant le symbolisme au profit d’une sculpture solide, toujours encore empreinte de lyrisme, mais marquée avant tout par le souci «de la forme absolument plastique et personnelle (...) sans littérature» (Autobiographie, 1905) et par son expérience – alors novatrice – de la taille directe.

Rapport de condition : très bon état

  • Pièces :  1
  • Date : 1970
  • Période :  XXe siècle
  • Hauteur en cm : 72 cm
  • Largeur en cm : 47 cm
  • Profondeur en cm : 46 cm
  • Référence Expertissim : 2016050159