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ECOLE FRANCAISE DU XIXe s. Portrait présumé de George Sand

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L'art du portrait au XIX° siècle : un reflet de la société bourgeoise

Portrait présumé de George Sand - XIX° siècle Si le portrait est un passionnant objet d'étude, c'est qu'il concentre en effet la plupart des fonctions de la peinture. Aux confluents du monde et de l'individu, l'art du portrait a constitué à travers les époques un reflet de la société, de ses croyances et de ses doutes. Les portraits de la société bourgeoise du XIX° siècle et du début du XX° siècle sont les héritiers des portraits aristocratiques qui les ont précédés. Liés au souci du paraître et de l'étiquette, ils se caractérisent par la notion d'élégance, une attitude au naturel étudié, associée aux signes extérieurs de l'aisance. Le rôle de la bourgeoisie Au milieu du XIX° siècle, alors que la photographie est une technique et un art naissant, le genre du portrait est particulièrement florissant dans la peinture et dans la sculpture. La bourgeoisie, à la fois actrice et bénéficiaire de la révolution industrielle, accède au pouvoir d'achat qui lui permet de devenir commanditaire. A défaut d'une galerie de portraits d'ancêtres dans un château, les habitants des appartements haussmanniens ou des hôtels de villes de province décorent leurs pièces de réception du portrait de leur épouse, de leur(s) enfant(s), de leur famille ; et réservent leur buste en marbre ou en pierre à un jardin d'hiver ou à un vestibule. S'ils ne peuvent se référer à une lignée prestigieuse, ils ont au moins ainsi le sentiment de laisser à la postérité l'image de leur réussite. Plus tard, l'album-photos commémorant les moments essentiels de la vie familiale - mariage, baptêmes... - remplira un rôle similaire. Portrait de fillette au bouquet - milieu XIX° siècle Le portrait : une mine d'or pour les peintres Au début du XIX° siècle, tous les grands peintres font des portraits, quels que soient leur style ou leurs thèmes favoris. Pour les peintres, ce genre offrait des ouvertures financièrement sûres dans les milieux traditionnels (princiers, aristocratiques), auprès des nouveaux magnats de l'industrie et de la finance, puis dans la bourgeoisie en expansion, élargie

bientôt aux cercles artistiques (acteurs, écrivains...). Ainsi la peinture de portraits assurait-elle aux plus talentueux des artistes une position sociale et une notoriété comparables à celles de leurs mécènes, sans passer par les institutions officielles (Salons, expositions). Passé 1850, les ateliers de portraits s'apparentent à de véritables industries qui ne limitent pas leur développement aux grandes villes, se multiplient, répondant au besoin de la production en série d'effigies d'une classe sociale beaucoup plus large que la bourgeoisie et gagnant des milieux plus populaires. Portrait de jeune femme - fin du XIX° siècle L'art du portrait : un genre évolutif L'avènement du Second Empire (1852-70) devait marquer une rupture dans l'histoire artistique du XIX° siècle en France, entre d'un côté un art officiel, et de l'autre un art indépendant. Dans ce contexte, s'opère une véritable révolution picturale qui modifie l'intérêt et la nature même du portrait. Parallèlement, l'arrivée de la photographie en 1850 permet dorénavant d'enregistrer une image fidèle du sujet et un nouveau regard sur l'image de soi, bouleversant ainsi profondément l'art de la figuration. Si les artistes continuent à réaliser des portraits, l'objectif s'est déplacé. Le genre devient un prétexte, un moyen comme un autre de déterminer l'attitude du peintre vis-à-vis du monde réel, de la société et de l'art. L'intérêt grandissant pour la compréhension des sentiments humains engendra des artistes soucieux des émotions. Les impressionnistes tels que Monet, Degas ou Renoir, qui utilisaient principalement comme modèles leur famille et amis, peignaient de petits groupes ou des individus seuls, en plein air ou en atelier. Caractérisés par leur surface lumineuse et la richesse de leurs teintes, ces portraits présentent souvent un caractère intimiste, éloigné du portrait officiel. Les artistes du début du XX° siècle élargirent les champs d'exploration du portrait, en le libérant des contraintes de ressemblance. Henri Matisse simplifia la ligne et les couleurs pour leur donner toute leur force expressive. Par Elodie LUTUN (étudiante à l'ICART)

L'expertise

ECOLE FRANCAISE DU XIXe s. Portrait présumé de George Sand

Référence : 181109

Epoque : XIXe siècle

Dimensions : 55 x 43 cm à vue

Estimation :
1800 - 2500 €

ECOLE FRANCAISE DU XIXe siècle.

Portrait présumé de George Sand.

Fusain et estompe.

Insolé et quelques taches.

Pour plus d'information nous vous invitons à lire l'article "Le génie éternel de Frédéric Chopin. Musique, maestro ! " écrit par Elodie Lutun (étudiante à l'ICART).