Accueil Porcelaines européennes Paire de flambeaux dans le goût de Meissen. XIXe siècle.
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Paire de flambeaux dans le goût de Meissen. XIXe siècle.

Prix vendu
150 €

Commissions
et TVA incluses :
187,49 €

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La porcelaine de Meissen fête son tricentenaire

 La ville saxonne de Meissen est inséparable de la production de porcelaine, et fête cette année le tricentenaire de sa tradition. Cette manufacture qui peut s'enorgueillir d'une tradition aussi longue que prospère, exporte en effet dans le monde entier ses objets en porcelaine qui ont fait la réputation mondiale de la ville. Ces deux flambeaux présentés par Expertissim nous permettent d'aborder aujourd'hui la célèbre porcelaine de Meissen, réputée pour sa finesse et sa beauté. C'est précisément dans cette ville que fut inventée la porcelaine européenne, inspirée des porcelaines chinoises, dont les manufactures avaient jalousement conservé le secret, afin de continuer à les exporter à des prix exorbitants. La ruée vers l'or blanc Voici une histoire mille fois racontée qui n'a pourtant rien perdu de son intérêt : Découverte en Chine à l'époque Tang (VIII° siècle), la porcelaine dure à base de kaolin fut ramenée en Europe au XIII° siècle par Marco Polo et importée dès le XVI° siècle en Europe. Les céramistes européens l'admiraient alors pour sa blancheur et sa transparence, cherchant inlassablement à en percer le secret. Mais ce n'est qu'en 1709, en Saxe, que le jeune alchimiste Frederic Böttger découvre la formule de la porcelaine et identifie par hasard un gisement de kaolin dans la région. C'est ainsi que fut fondée, à Meissen, près de Dresde, dans la forteresse d'Albrechtsberg, la première manufacture de porcelaine dure hors de Chine, sur l'ordre du roi Auguste le Fort. Les artisans de Meissen acquirent rapidement une grande maîtrise dans la réalisation de décors de motifs ornementaux, de branches naturalistes en relief, de découpures dans la paroi extérieure des vases à double fond, ou encore dans les peintures en or et en argent. 

Ces artistes qui ont donné vie à la porcelaine La manufacture connaît un succès  immédiat.  Les meilleurs décorateurs, peintres et techniciens vont alors être employés à la Meissen. En effet,  la réussite de la porcelaine de Meissen est, en grande partie, à attribuer au talent exceptionnel de deux créateurs, le peintre Johann Gregor Höroldt (v. 1720-1765) et le sculpteur Johann Joachim Kändler (v. 1731-1775), qui établissent le succès de Meissen auprès des aristocrates européens et de ce centre porcelainier, un exemple pour toutes les autres manufactures. Johann Grégor Höroldt se rendra célèbre par ses scènes de chinoiseries à une époque où l'influence de l'Extrême-Orient est très puissante. Ces pièces, parmi les plus recherchées, se distinguent par leur silhouette légère et raffinée. Ce peintre viennois, grand technicien des couleurs, créera également de merveilleux fonds colorés qui ajouteront un plus à la valeur des porcelaines. Cette «époque Höroldt» dure de 1720 à 1731 et sera qualifiée de «période picturale de Meissen». La peinture sur porcelaine atteint son apogée dans les vues maritimes, les scènes de chasse, les sujets galants, empruntés à Watteau. Par ailleurs, on ne peut évoquer la porcelaine de Saxe sans évoquer la

href="/object/view/idObject/911109">statuaire ; tout un monde de personnages plus ravissants les uns que les autres, représentés seuls ou en groupes ou pendants. Sous la direction du sculpteur Kändler, cette nouvelle production va contribuer également à la gloire de la Meissen, et assurer la prospérité de la Manufacture de 1731 à 1763, créant un nombre impressionnant de statues. Ce sont les plus expressives, et les plus fines. Les collectionneurs de personnages sont nombreux, et s'attachent tout particulièrement à la production de la première moitié du XVIII° siècle, période où les principaux modèles sont donnés par le sculpteur. 

L'éclosion des décors floraux Impossible de passer sous silence le décor floral, parmi les plus beaux, à tel point que la majorité des fabriques étrangères copieront « la fleur allemande ». Dès 1765, les bouquets sont raffinés, naturalistes, les coloris éclatants, et ces décors sont souvent posés sur des services de table d'un nombre de pièces très importants. On peut aisément parler de 300 à 500 pièces. Les formes sont mouvementées, propres au style rococo allemand qui se dit baroque. A la fin du XVIII° siècle apparaît un des décors les plus connus, le plus souvent en camaïeu bleu : le décor « à l'oignon » toujours réalisé actuellement. De nombreuses reproductions de modèles anciens se font encore aujourd'hui. Un objet éternellement jeune Les porcelaines traversent bien le temps, puisque la céramique ne s'altère pas avec le temps. Ses couleurs -cuites à 1400°- restent aussi fraîches que sorties des fours, il y a deux siècles. En revanche, l'inconvénient se situe dans leur fragilité. C'est presque un miracle lorsqu'une pièce franchit les affres du temps : les évènements politiques, les guerres, les déménagements, et autres scènes de ménage ... Une exposition jusqu'à fin 2010 met en lumière l'influence des cultures sur la conception artistique des 300 dernières années de fabrication. Inspirés des différents courants artistiques qui ont traversé les trois derniers siècles, les services de table, figurines, reliefs muraux, décorations d'intérieur ou joaillerie, restent très appréciés et exercent toujours la même fascination. 

Meissen,  la marque aux épées bleues croisées - label tiré des armoiries de la Saxe - reste une valeur sûre et est devenue le symbole du luxueux savoir-vivre - et cela depuis la première moitié du XVIII° siècle. Qualité et pureté sont les vertus premières de la marque Meissen dont certains exemplaires se vendent plus de 100 000 euros aux enchères. Peinte à la main, chaque pièce est unique, soulignant l'authenticité de la porcelaine Meissen.

 

Par Elodie LUTUN (étudiante à l'ICART)

L'expertise

Paire de flambeaux dans le goût de Meissen. XIXe siècle.

Référence : 911109

Epoque : XIXe siècle.

Dimensions : Hauteur : 17, 5 cm.

Estimation :
150 €-250 €

Allemagne, dans le goût de Meissen. XIXe siècle.

Paire de flambeaux formant pendant sur terrasse rocaille. L'un représente une jeune femme debout portant des fleurs dans son tablier et adossée au tronc d'arbre, l'autre un jeune homme debout, des oeufs dans son chapeau tenu par sa main droite et dans la main gauche : une rose. Il s'adosse à l'arbre. Anses formées par une branche.
Le flambeau est formé d'une corolle de feuillage bleu et rose. Décor polychrome naturel. Peignées et filets or à la base et aux bords.

Léger manque au pied rocaille. Petits manques aux feuillages.

Ils portent une marque aux épées croisées.

Hauteur : 17, 5 cm.

Pour plus d'information nous vous invitons à lire l'article "La porcelaine de Meissen fête son tricentenaire" écrit par Elodie Lutun (étudiante à l'ICART).

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