Prix vendu
600 €
Commissions
et TVA incluses :
744 €
Objet consulté par 328 personnes

Identifiez-vous pour connaître le coût de la livraison
Gratuit si retrait chez Expertissim
Le mobilier de Charlotte Perriand
Expertissim présente une Table à manger en métal blanc réalisée par Charlotte Perriand (1903-1999). Dans l'esprit moderniste des années 1930, Charlotte Perriand remet en question l'académisme architectural et adopte des théories qui prennent en compte les matériaux, la fonctionnalité, les loisirs et le bien être. Cette table métallique, par l'emploi de matériaux nouveaux, sa structure fonctionnelle et mécanique ainsi que son esthétique simple et épurée correspond en tout point au design avant-gardiste de Charlotte Perriand, qui cherche à concilier modernisme et rationalisme.
Le Salon de 1927 : une reconnaissance comme créatrice de meubles modernes Charlotte Perriand est née en 1903 à Paris, cette jeune femme curieuse de tout est passionnée par la sociologie et les nouvelles technologies. Diplômée de l'Union centrale des Arts Décoratifs, elle se fait connaître à l'âge de vingt-quatre ans par la création de meubles modernes et fonctionnels. La carrière de Charlotte Perriand commence véritablement avec le Salon de 1927 où elle présente le mobilier métallique crée pour son appartement-atelier de la place Saint-Sulpice. Sa table extensible ou ses fauteuils pivotants en cuir de couleurs vives lui valent d'élogieuses critiques. En rejetant les préceptes « passéistes » des arts décoratifs, la créatrice expérimente des matériaux modernes et industriels comme la toile tendue, les nouveaux bois contreplaqués ou le tube d'acier. Suite à ce succès au Salon, Charlotte Perriand rejoint l'atelier de Pierre Jeanneret et Le Corbusier. Dans l'Atelier de Jeanneret et Le Corbusier Charlotte Perriand intègre l'agence d'architecture de Pierre Jeanneret et Le Corbusier en 1927 puis est engagée comme associée l'année suivante. Cette spécialiste de l'aménagement d'intérieur et du mobilier est chargée de « L'équipement de l'habitation » : projet qu'ils présentent ensemble au Salon d'Automne de 1929. Dans le même temps Le Corbusier et Jeanneret la chargent d'équiper la villa du banquier La Roche dans le XVIème arrondissement de Paris et celle de la famille Church à Ville d'Avray. Elle crée alors un mobilier devenu emblématique de son travail comme le Fauteuil Grand Confort, la Table B308 ainsi que la fameuse Chaise Longue B306. L'aménagement de ces différents espaces reflète la conception nouvelle de Charlotte Perriand en matière d'architecture intérieure. La designer souhaite créer un espace rationaliste et fonctionnel avec un mobilier conçu pour être utilisé indépendamment des pièces. La Table présentée par Expertissim peut être utilisée aussi bien dans une salle à manger que dans une cuisine ou un bureau. Devant le succès que suscitent ces créations, la firme Thonet décide d'éditer le mobilier du Corbusier, de Jeanneret et de Perriand.
Une artiste moderne et engagée : l'UAM et le CIAM En 1929, Charlotte Perriand démissionne du Salon des artistes décorateurs jugée trop conservateur et fonde avec René Herbst et Pierre Chareau l'Union des Artistes Modernes (UAM). Ce mouvement a pour volonté d'exploiter les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques pour les adapter à une vision moderne et revalorisée des arts décoratifs. Présidée par Robert Mallet Stevens, l'Union des artistes modernes expose pendant quatre ans des créations de luxe innovantes, toujours dans l'esprit moderniste et rationaliste. La volonté de promouvoir une architecture et un urbanisme fonctionnel rassemble dès les années 1930, une trentaine d'architectes et designers européens sous l'appellation CIAM (Congrès Internationale d'Architecture Moderne). Parmi les figures les plus emblématiques citons Jean Prouvé, Walter Gropius, Ludwig Mies van der Rohe, Le Corbusier, Rietveld... En 1933, lors du IIIème Congrès en Belgique, les théories de ces avant-gardistes sont mises en forme sous le titre de Charte d'Athènes. Le Corbusier, en accord avec les autres membres, insiste sur « la nécessité d'une conception nouvelle de
l'architecture, qui satisfasse aux exigences matérielles, sentimentales et spirituelles de la vie présente ». On peut alors dégager quatre préceptes majeurs qui caractérisent le style international des années 1930 : le maximum de rendement, la modularité, le concept de zone et la préfabrication des éléments. En guise d'illustration de leurs recherches sur l'habitation minimale, Perriand, Jeanneret et Corbusier présentent « 14 mètres carrés par habitant » : l'espace d'habitation est analysé et étudié afin de le réduire et de le rendre le plus fonctionnel possible.
L'art d'Habiter : créer pour tous Charlotte Perriand collabore avec Corbusier et Jeanneret jusqu'en 1937. Elle développe alors différents systèmes d'habitions basés sur les principes de modularité comme la Maison du Weekend (exposition de l'habitation e 1935) et préfabrication comme le Refuge du Bivouac (près de Megève). Engagée dans les idées sociales du Font populaire, Charlotte Perriand cherche à mettre en place de nouveaux espaces d'habitation et d'aménagement dans un souci d'efficacité, de fonctionnalité et d'économie. En 1936, elle participe au Salon des Arts Ménager, elle propose la Salle de séjour à budget populaire où elle développe un mobilier accessible aux classes moyennes atteintes par la crise économique. Dans une des pièces, elle réalise un photomontage : La Grande Misère de Paris, elle y inscrit « surpeuplement, misère du logement, maladie », « l'argent existe », « du travail pour tous ». En 1937, elle collabore avec le Ministère de l'Agriculture en réalisant à l'Exposition internationale le Pavillon de l'Agriculture pour lequel elle présente un photomontage : l'Office du blé. En 1940, Charlotte Perriand réalise un long séjour de six au Japon comme conseiller à l'art industriel auprès du ministère du Commerce et de l'Industrie. Ce voyage détermine la suite de son travail grâce à la réinterprétation de la réalité de l'habitation, qui met en résonnance tradition et modernité. A son retour en France, elle publie « Art d'Habiter » manifeste qui exprime sa vision de l'habitation et de l'aménagement. Dans les années 1950, après une association avec l'atelier Jean Prouvé, elle est chargé de l'équipement de nombreux chantiers comme l'Immeuble Air France à Brazzaville, la maison de Tunisie et du Mexique, les agences Air France de Londres, Paris et Tokyo ou encore la Cité universitaire de Paris. Devant la démocratisation des sports d'hivers, elle se préoccupe de l'aménagement de nouveaux complexes et participe à la création de la Station des Arcs en Savoie (1967-1989). En 1956, Steph Simon, l'éditeur de Charlotte Perriand et Jean Prouvé pour les équipements collectifs, décide d'ouvrir une galerie de mobilier. Il propose alors aux deux designers de présenter leurs créations dans un espace de vente aménagé par Charlotte Perriand. Cette dernière qui a toujours voulu voir son mobilier édité et accessible à tous accepte l'aventure. Hélas, sans doute trop avant-gardiste, le concept n'aura pas le succès escompté. Seuls les tiroirs en plastique moulé seront diffusés industriellement au BHV puis à la Redoute. Les meubles de Charlotte Perriand sont aujourd'hui considérés comme des classiques de la modernité, cette créatrice avant-gardiste a réinventé les manières d'habiter. Marion Sailhen (étudiante à l'IESA)
Expert en meubles, objets d'art 1900 et Art Déco - Design.
Référence : 1420110
Pièces : 0
Dimensions : 0x0x0
Estimation :
500 - 600 €
Charlotte PERRIAND (1903-1999).
Table de salle à manger à mécanisme à structure en métal parkerisé blanc et noir, plateau circulaire, fût à section carrée se terminant par un piètement cruciforme à patins circulaire.
Petits éclats au plateau.
Hauteur : 72 cm - Diamètre : 87 cm.
Hauteur en table basse : 45 cm
Pour plus d'information nous vous invitons à lire l'article "Le mobilier de Charlotte Perriand" écrit par Marion Sailhen (étudiante à l'IESA).
CONDITIONS GÉNÉRALES D'UTILISATION | MENTIONS LÉGALES | LIENS | PLAN DU SITE | COPYRIGHT © 2009 EXPERTISSIM. TOUS DROITS RÉSERVÉS
