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Accueil Mobilier Buffet breton en partie du XVIIe siècle.
  • 1 : Buffet breton en partie du XVIIe siècle. vendu
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Buffet breton en partie du XVIIe siècle.

Prix vendu
1 500 €

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1 874,95 €

Objet consulté par 2791 personnes

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Qui suis-je ?

Je suis né en Bretagne en 1253 dans une famille de petits nobles Bretons qui m’envoyèrent faire des études de lettres, de droit et de droit canon à l’Université de Paris puis d’Orléans. Cette éducation poussée me fit choisir un mode de vie moderne, très charitable et proche de l’humanisme, un mode de vie remarquable qui contrastait avec celui des prêtres de mon temps. Je clos cette formation par un voyage tout autour de l’Europe, sans oublier mon premier amour, la Bretagne, vers lequel je reviens quelques années avant de fêter mes trente ans. Je suis alors conseiller juridique du diocèse de Rennes, ville dans laquelle je restai jusqu’en 1284. De nombreux textes rapportent que l’on parle de ma vocation pour les lettres, l’éloquence, l’ascèse et la dévotion encore longtemps après ma disparition.

 

 

A trente-et-un ans, l’évêque de Tréguier me nomme official (juge ecclésiastique) ; il parvient dans le même temps à me confier la paroisse de Trédez puis celle de Louannec, diocèses que j’avais longtemps refusés par humilité et modestie. Dès lors, j’exerce un rôle de juge et d’avocat auprès des petites gens, des veuves et orphelins, des persécutés et des pauvres car l’injustice et la violence m’ont toujours insurgé : j’utilise mon ardente parole et mon verbe convaincant pour mettre en procès les plus puissants. Certes je suis généreux et tolérant, mais ceux qui bravent l’équité aiguisent âprement mon courroux. Mais je n’aime pas les conflits, qui usent les faibles et les petites gens, et c’est pour cela que j’interviens aussi spontanément dans des querelles privées, évitant ainsi de nombreux petits procès qui s’avèreraient vains et coûteux. Je revêts dès lors la casquette de Robin des Bois qui fit ma renommée dans tout l’ouest de la France.

A Trédez, j’accomplis un miracle afin d’aider plus de deux-cent affamés : un jour que tous ces pauvres gens se rendirent à la paroisse pour réclamer de quoi apaiser leurs tourments, je n’hésitai pas à leur distribuer mon propre pain. Dieu me rendit mon geste en multipliant ces pains afin d’assurer à tous un repas suffisant.

 

 

Mais je n’étais qu’un homme dont le vieux corps (de quarante-quatre ans) commençait à se plaindre des périples et des veilles charitables. Je sentis que la fin était proche et préférai me retirer de la vie officielle afin de ne consacrer mes dernières années qu’à Dieu : pour cela j’élus une retraite reposante dans mon manoir de Kermartin afin de me mettre à l’abri de toute nécessité première qui aurait pu troubler mes prières. Pour ne pas émousser mon culte par des possessions luxueuses, je léguai mes biens à la

chapelle de Minihy, cet édifice élevé en l’honneur du fondateur du diocèse de Tréguier. Je continuais cependant à m’investir dans la restauration de la cathédrale et fis quelques derniers pèlerinages qui n’arrangèrent pas mon état de santé. Malgré mes souffrances, je dis la messe une dernière fois le 15 mai 1303, une messe émouvante qui contribua à répandre le mythe que j’avais semé. Je reçus le dernier sacrement le 18 mai et expirai le lendemain à l’aube. C’était un dimanche. Les Bretons se précipitent depuis lors sur ma tombe, et toutes sortes de miracles s’accomplissent, comme les quatorze résurrections qui compteront pour beaucoup lors de ma canonisation.

 

Le Duc de Bretagne Jean III obtint l’ouverture du dossier de canonisation le 20 février 1330 auprès de Jean XXII : ce n’est pas une mince affaire car il faudra attendre que l’on ait attesté mes soixante-dix-neuf miracles pour répertorier mon nom dans le Catalogue Officiel des saints Français. Sous Clément VI, en 1347, c’est chose faîte et mon culte se répand très vite en Italie, outre-Rhin, en Angleterre, au Luxembourg et dans les Pays-Bas auprès des jurisconsultes, des universités et des clercs. Six-cent ans plus tard, mon image s’exporte outre-Atlantique avec un tel succès que des avocats américains offrent à la basilique trécoroise un immense ex-voto sous forme de verrière, devenu célèbre de votre temps. Qui soutient encore que charité bien ordonnée commence par soi-même ?

 

QUI SUIS-JE ?

 

 

 

Saint Yves, connu de son temps sous le patronyme Yves Hélory de Kermartin. Patron de la Bretagne aux côtés de sainte Anne, il est également le saint patron de toutes les professions de justice et de droit, notamment des avocats. Il est traditionnellement représenté entre un homme riche et un homme pauvre, le couple habituel pour entre lequel il plaide, tenant en main un parchemin qui rappelle sa charge d’official (juge ecclésiastique) et une bourse, symbole des dons qu’il faisait aux pauvres.

 

 

Pauline Balayer (étudiante à l'Ecole du Louvre).

 

 

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L'expertise

Buffet breton en partie du XVIIe siècle.

Référence : 2010070219

Pièces : 1

Dimensions : 145x190x48

Estimation :
1 500 €-2 000 €

Buffet crédence en chêne richement sculpté d’entrelacs, pennes, feuillages et figure de saint Yves. Partie supérieur ornée d’un dosseret encadré de deux atlantes. Partie basse ouvrant à quatre vantaux sur deux rangs.


Ancien travail breton composé en partie avec des éléments du XVIIe siècle.


Hauteur : 190 cm - Largeur : 145 cm - Profondeur : 48 cm.

 

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