Antoine Louis Barye (1795-1875)
Artiste difficilement classable, à la fois classique, naturaliste et romantique, Barye se distingue par sa capacité à « exprimer le mouvement ». Selon Rodin, « [il] avait trouvé le secret ». Sa formation présente diverses facettes : tout d'abord, son apprentissage du métier de ciseleur, chez Fourrier puis Fauconnier. Il est également inscrit dans l'atelier privé du sculpteur Joseph-François Bosio, alors très coté, qui laisse une certaine liberté à ses élèves ; ainsi que dans l'atelier du peintre Antoine Jean Gros, qui privilégie le trait à la couleur. En juillet 1818, Barye s'inscrit à l'école royale des Beaux-Arts, qu'il quittera le 23 avril 1825 à la suite de ses échecs au Grand Prix de Rome. Son orientation vers la sculpture animalière se fait presque par hasard. Fauconnier lui demande de réaliser un cerf couché pour orner une soupière. Barye se rend donc à la ménagerie du muséum d'Histoire Naturelle pour étudier l'animal.
A partir de ce moment, il prend l'habitude d'observer les animaux de la ménagerie, s'attachant à les représenter de façon réaliste. Ses participations aux différents salons (expositions périodiques d'artistes vivants très en vogue au XIXe siècle) le feront connaître aux yeux du public et de la critique. En 1831, il y présente son Tigre dévorant un gavial, oeuvre qui surprend plus qu'elle ne séduit par l'expression de la violence et de la
cruauté.
Lors du Salon de 1833, il soumet le Lion au serpent en plâtre, qui sera également exposé avec succès dans sa version en bronze lors du Salon de 1836.
Son ascension fulgurante, à la suite du Salon de 1833, lui vaudra d'être jalousé par d'autres artistes, certains devenant même des imitateurs. En octobre 1854, Barye est nommé professeur de dessin pour la zoologie au muséum d'Histoire Naturelle. En 1855, il assoit définitivement sa réputation en devenant membre du jury pour la sculpture lors de l'Exposition universelle, tout en exposant un ensemble de son travail dans la section « produits de l'industrie - bronze d'art ». Barye meurt à quatre-vingts ans, laissant derrière lui une production impressionnante, mêlant dessins, aquarelles, peintures, sculptures ainsi que pièces d'orfèvrerie. Expertissim met en vente un éléphant en bronze issu d'une fonte d'édition ancienne de Barbedienne. A saisir !
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Référence : 491008
Signature : Barye
Epoque : Fin du XIXème siècle
Dimensions : Hauteur : 13,4 cm - Longueur : 19,1 cm - Largeur : 6,8 cm
Estimation :
3 000 €-4 000 €
Antoine-Louis BARYE (Paris, 1795- Paris, 1875).
Éléphant du Sénégal courant.
Statuette en bronze laqué vert.
Base au naturel, signée BARYE sur le bord droit.
Fonte d'édition ancienne de Barbedienne, signée Barbedienne fondeur sur le bord gauche.
Célèbre modèle conçu vers 1874.
Hauteur : 13,4 cm - Longueur : 19,1 cm - Largeur : 6,8 cm
Cet exemplaire ancien a subi un accident de patine, il a été repeint en vert bronze antique.
Bibliographie : Poletti et Richarme "Barye". Gallimard, Paris 2000. N° A 119, page 251.
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