L’Or, la perfection venue du ciel.
Métal noble par excellence, l’or attire et fascine depuis des millénaires. Les objets proposés aujourd’hui par Expertissim, faits de ce métal si apprécié, nous poussent à en savoir d’avantage sur le sujet. Sans prétendre être aussi précieuses que le métal en question, les informations qui vont suivre tentent à nous éclairer un peu plus sur ce matériau.
Un peu de chimie, et notions de base.
L’or, de symbole AU (du latin Aureum) est un élément chimique portant le numéro atomique 79. Métal noble s’il en est, il présente de nombreux avantages, comme celui d’être sous sa forme pure le plus malléable des métaux connus, dense et très tendre. Il présente aussi l’avantage de ne pas s’oxyder au contact du dioxygène. Sa couleur d’origine, jaune avec des reflets, ne se ternie donc pas. Selon les astrophysiciens, l’or aurait une origine cosmique. Il aurait été synthétisé par plusieurs étoiles des millions d’années auparavant. L’or sur Terre serait donc le reste d’anciennes et puissantes explosions dans l’Univers. En tant que métal lourd, il est piégé dans le noyau de la Terre, et circule dans les parties les plus chaudes du manteau terrestre. Parmi les sites d’exploitation de l’or à l’heure actuelle, il en est trois principaux que l’on peut citer. L’Afrique du Sud tout d’abord, avec 500 tonnes d’or extraites par an. Les Etats Unis, dont les mines du Nevada forment un nouvel Eldorado. Et enfin l’Australie, fournissant près de 300 tonnes par an. Si ces chiffres sont considérables, ils ne représentent pourtant rien dans l’histoire de l’or. En effet en 2001, le World Gold Council à estimé à 145 kilotonnes l’or extrait par l’Homme depuis sa découverte ! Problème : les réserves d’or commencent à diminuer, 60 pour cent de l’or actuel étant de l’or « neuf », provenant de mines et non du recyclage de la fonte d’anciens objets en or.
Sous sa forme brute, l’or se présente sous formes d’inclusions dans les roches ultrabasiques, en pépites, en paillettes, où en dépôts d’alluvions, dus à l’érosion des roches sous l’effet de l’eau. La principale et meilleure manière de le collecter se fait par extraction minière. C’est de cette façon que l’on extrait principalement l’or, même si à certaines périodes, on a pratiqué l’orpaillage.
Lorsque l’on travaille l’or sous sa forme primaire, il faut prendre en compte d’une part sa malléabilité, d’autre part ce que l’on nomme la ductilité, c'est-à-dire sa capacité à être déformé, étiré sans se rompre. Ces deux caractéristiques malgré leur qualité, obligent néanmoins à ne jamais travailler l’or pur pour réaliser un objet, mais toujours un alliage, avec des métaux comme l’argent, le palladium, afin d’éviter toute déformation de l’objet. A noter que l’or possède aussi de formidables qualités conductrices, et est donc utilisé aussi en électricité.
Une histoire brillante.
On retrouve les premières traces d’utilisation de l’or dès le Chalcolithique. Cela fait de lui le second métal connu après les cuivre. Le plus vieil objet en or date du Vème millénaire avant Jésus Christ. On l’a retrouvé dans une nécropole de l’actuelle Bulgarie.
Dès l’Antiquité, c’est pour les parures des dieux, des divinités, des puissants qu’il va être utilisé. Symbole divin, les populations tendirent à faire le parallèle entre la couleur de ce métal et sa brillance avec le disque solaire sacré. L’or était porté en amulettes, en bijoux, puis fût employé pour les objets religieux. En Egypte, on va l’employer à des fins funéraires pour les hauts dignitaires. L’or pour les égyptiens était symbole d’éternité, comme nous le montre le masque mortuaire de Toutankhamon, fait de 11 kilogrammes d’or massif. Ce masque devait figer pour l’éternité la jeunesse du Pharaon. L’or était aussi le symbole du Dieu Amon. Cette association de l’or et du divin se retrouve dans de nombreuses civilisations, que cela soit chez les Aztèques en Amérique du Sud, ou même chez les grecs, la statue chryséléphantine d’Athéna du Vème siècle avant Jésus Christ faisant la fierté du Parthénon. Toujours reprenant le principe de l’or symbole d’éternité, les grecs, à l’instar des germains, recouvraient les yeux des défunts de deux pièces d’or, pour leur permettre de payer le Passeur du fleuve Styx vers l’au-delà et la vie éternelle. Enfin, symbole ultime de sainteté, c’est une auréole d’or qui entoure la tête des saints et du christ dans les représentations religieuses.
Peu à peu, l’or va aussi devenir un symbole de richesse. « Etre riche comme Crésus », ou « Décrocher le pactole » ne sont pas des expressions en l’air ! Le roi Midas est également connu pour ses richesses et son attrait pour l’or. Cela se retrouve également quelques siècles plus tard, en Chine. Ce n’est que sous la dynastie Song (960 – 1276) que l’on autorise les personnes extérieures à la cour Impériale à user de l’or, qui était jusque la réservé à l’Empereur et à ses proches.
Au Moyen âge, l’attrait pour ce métal va être si fort que l’on va même tenter de le créer à partir du plomb. C’est sur ce procédé que se penchent les alchimistes, visant l’élaboration de la mythique pierre philosophale. L’or de cette époque provenait alors en grande majorité d’Afrique. Plus tard, en 1493, Christophe Colomb va découvrir lors de son second voyage, des mines dans le Nouveau Monde.
La fièvre de l’Or perdure durant les siècles suivants. Symbole de préciosité, de richesse, de qualité, les puissants s’ornèrent de parures en or, s’entourèrent d’objets en or et l’utilisèrent pour orner leurs demeures selon le principe de la dorure à la feuille d’or, ou la dorure au mercure dans certains cas… Suscitant la fébrilité des amateurs, paillettes et pépites font briller les yeux des chercheurs d’or. L’épisode de la Ruée vers l’or suite à la découverte de filons en Géorgie en 1830, ainsi qu’à Sutter’s Mill dans le sud de la Californie en 1848 en est une bonne illustration. Cette chasse au trésor américaine va aboutir, en 1873, à la guerre des Black Hills. Les chercheurs avaient alors mis au jour des mines d’or dans les montagnes et les exploitaient sans vergogne et sans respect aucun pour les accords établis entre colons et populations locales. C’est durant cette guerre que les Etats Unis subirent un de leur plus marquant échec durant les Guerres Indiennes: la bataille de Little Bighorn en 1876.
Un métal aux usages multiples :
Une valeur monétaire sure.
L’or, outre sa brillance et son coté décoratif, ne sert pas uniquement à orner notre visage ou notre corps. L’or, c’est aussi l’argent, les pièces de monnaies. La première pièce d’or fût frappée par le roi Cyrus en 6600 avant Jésus Christ. L’or constitua alors l’impôt dans le territoire Perse. Les pièces en or de ces époques sont de type très variés. Certains pays on aujourd’hui conservé le nom de ces pièces pour leur monnaie, même si la composition diffère. On retrouve ainsi en Tunisie ou en Algérie l’utilisation du dinar, anciennement l’une des plus importantes pièces d’or en Méditerranée. Les grecs vont utiliser également le système de monnaies en or, ainsi que les romains, chez qui les pièces d’or (Auréus) prennent une valeur politique, étant frappées du buste des Empereurs.
On va trouver tout au long des siècles des pièces de monnaies en or. Au Moyen-âge, à la mort de Charlemagne, c’est tout d’abord l’argent qui va dominer pour la réalisation des monnaies. Puis, quatre
siècles plus tard, seront frappés les premiers Louis d’or, ainsi que les premiers Ducats vénitiens. L’écu est également un exemple de monnaie d’or française. Une très belle pièce d’or de l’époque de Jean II le Bon et figurant sur une de ses faces un agneau a été vendu par Expertissim en Avril dernier. 
On en trouve d’autres exemples datant de l’Empire, du Consulat, de l’époque de Louis XVIII ou encore de la IIIème République. Ces pièces de monnaies peuvent paraitre difficiles à appréhender sans connaissances de la numismatie. S’il a été utilisé comme monnaie, ce n’est pas par hasard. C’est un métal qui, malgré sa rareté, est présent en quantité durable. De plus, il est reconnaissable facilement et possède une solidité, une résistance propice à en faire une référence monétaire stable. Durant certaines périodes, l’or constitua l’unité monétaire prioritaire : sous l’âge d’or de l’Islam par exemple. Cela étant, l’or est plus souvent considéré comme un moyen de stockage de valeur sure, l’argent constituant la masse monétaire principale aujourd’hui. C’est sur ce métal que reposait le système de l’étalon-or jusqu’à l’effondrement des Accords de Bretton-Woods 1971. Coté aujourd’hui à la Bourse de Londres, on le retrouve dans les banques sous forme de lingots, valeur sure encore à l’heure actuelle.
Un art précieux pour un métal noble.
Le travail de l’or, et d’une façon plus générale le travail des métaux précieux, se nomme l’orfèvrerie. C’est l’orfèvre-joailler qui va être chargé de transformer cette matière brute en un délicat bijou. Plusieurs techniques s’offrent à lui pour former ce bijou et le décorer : le martelage tout d’abord pour le mettre en forme. Puis la ciselure, ou encore la gravure, le guillochage (comme c’est le cas pour cette gourmette présentée par Expertissim) sont tant de techniques visant à rendre la finesse de l’objet. Il peut aussi travailler les fils d’or, réalisant de fines dentelles de filigrane. Il peut enfin parfaire la beauté du bijou en l’alliant aux perles ou aux pierres précieuses, pierres qui n’ont pas leur pareil pour relever la beauté et le luxe d’un bijou.
La joaillerie emploie à elle seule 78 pour cent de l’or produit. Mais il n’est en aucun cas question d’employer de l’or pur. On utilise toujours des alliages, afin d’augmenter la rigidité et la solidité du matériau. On va donc faire intervenir de l’argent, du cuivre, mais aussi du rhodium, du palladium…Ces alliages mènent à la production d’or de différents types selon le pourcentage d’or et de chaque élément contenu dans l’alliage : l’or jaune bien sur, mais aussi l’or gris, l’or rose, l’or rouge (faisant intervenir du cuivre), l’or blanc (recouvert de rhodium)... On parle aussi d’or bleu, pour lequel l’or est mis en présence de fer. L’or est aussi utilisé en placage. Le vermeil en est un des meilleurs exemples, pour lequel on recouvre une pièce en argent avec de l’or. A partir de tout cela va intervenir une notion importante pour évaluer un objet d’or : le carat, qui sert à évaluer la pureté du métal contenu dans l’alliage. En général, l’or utilisé est de l’or 18 carats. Cela signifie que, dans 24 grammes d’alliage se trouve 18 grammes d’or. L’or 24 carat, or parfaitement pur est extrêmement rare car pouvant être déformé.
Autre élément à prendre en compte : le poinçon. Le poinçonnage des objets en or a été rendu obligatoire en France en Novembre 1797. Une pièce d’orfèvrerie se doit donc de posséder deux poinçons : le poinçon de maître de forme losangique et le poinçon d’Etat (actuellement : une tête d’aigle pour l’or massif, mis en vigueur en 1919). Ces poinçons dépendent aujourd’hui d’un service du Ministère des Finances.
L’alliage aux Sciences.
L’or est également utilisé dans le cadre des sciences et des technologies, et ce depuis la révolution industrielle. Son utilisation dans le domaine de l’électricité et de l’électronique est incontestable, ses capacités conductrices étant à l’origine de son utilisation dans ces domaines. De même, son rôle de catalyseur le rend indispensable à certains procédés industriels. On va aussi l’utiliser dans le domaine de la médecine et du biomédical. Si les anciens égyptiens ou les populations chinoises l’utilisaient déjà dans leur temps pour soigner certaines maladies comme la variole ou les ulcères de la peau, il est aujourd’hui testé dans le but d’établir un traitement contre l’arthrite, ou même le cancer. On le retrouve dans certains implants, et il est également utilisé dans le domaine dentaire. D’une façon plus générale, l’or rend service dans d’autres domaines divers tels que la photographie, l’environnement, les nanotechnologies, le domaine spatial…
Enfin, certaines techniques modernes sont venues remplacer ou compléter le savoir faire artisanal. On ne citera ici que la technique de la dorure par électrolyse, dite galvanoplastie.
Le saviez-vous ? : On a souvent prêté à l’or des vertus d’élixir de jeunesse. Diane de Poitiers, favorite d'Henry II, en aurai même abusé et aurai été empoisonnée à l’or. On dit qu’elle buvait tous les jours une solution d’or liquide destinée à conserver sa jeunesse et sa beauté et qui lui donnant son teint pale ! C’est une trop forte concentration d’or dans ses os qui aurait éveillé la curiosité des scientifiques… Cette idée semble avoir fait école : on retrouve de nos jours de l’or dans les cosmétiques et crèmes anti-âge…
Suzanne Kabanda (Etudiante à l’I.E.S.A.)
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Référence : 2010060223
Pièces : 1
Dimensions : 0x0x0
Estimation :
400 €-600 €
Bracelet articulé en maillés en or 18 carats à décor de pastilles ovales.Travail étranger, probablement d'Extrême Orient.Poids : 34,8 grammes
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