06/07/2012
0 commentaire(s)
Le buste que nous vous présentons ici date du XVIe siècle, siècle de la Renaissance.
Le sculpteur a représenté une sibylle, nom donné aux jeunes femmes qui, dans l’Antiquité, transmettaient aux hommes les messages des dieux. A partir des Oracles sibyllins, livres apparaissant au IIIe siècle avant JC, des écrivains chrétiens, tels Saint Augustin, interprétèrent certaines prophéties comme des annonces de la naissance de Jésus et de l’avènement du christianisme. Les sibylles furent ainsi assimilées dans l’iconographie chrétienne du Moyen-âge et de la Renaissance à des prophètes du Christ. Nous donnerons l’exemple de la sibylle de Cumes *(1) , oracle national de Rome, qui accompagna Énée aux Enfers (Virgile, Énéide, 6, 10 ; Ovide, Métamorphoses, 14, 104). Cette dernière inspira Michel-Ange pour les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine, ainsi que les sibylles Persique, Érythréenne, Delphique et Libyque.
Ce buste
L’art du buste fut d’ailleurs redécouvert à la Renaissance. Ses artistes s'inspirèrent directement du naturalisme romain qui cherche à exprimer le réalisme des traits. En accord avec le mouvement humaniste de la Renaissance, le buste se doit de refléter la vérité intérieure de l’homme, comme en témoigne l’expressivité du regard de notre sibylle. Pour les bustes de femmes, la recherche de la beauté à travers l’harmonie des proportions l’emporte souvent sur le naturel, pour atteindre, comme ici, une très grande fluidité et douceur.
*(3)
Romane de Vanssay, étudiante en khâgnes
CONDITIONS GÉNÉRALES D'UTILISATION | MENTIONS LÉGALES | COPYRIGHT © 2009 EXPERTISSIM. TOUS DROITS RÉSERVÉS. (CONCEPTION GRAPHIQUE : AGENCE ADVITAM)