L'art et vous Ces mythes qui nous entourent....

28/01/2011

Ces mythes qui nous entourent....

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La Renaissance marqua le premier grand retour de l’antiquité classique comme source principale d’inspiration dans la création artistique. Cette passion pour l’art grec et romain se développa à partir du XVe siècle et se propagea dans toute l’Europe. L’Antiquité représentait alors un idéal de beauté dont il fallait s’inspirer. Les différents styles de l’art occidental qui se succédèrent ensuite furent tous marqués soit par une fascination (Classicisme, Néoclassicisme, Empire, Art Déco), soit par un désintérêt voire un défi vis-à-vis de l’Antiquité (Maniérisme, Baroque, Rococo, Art Nouveau).

En outre, la redécouverte de Pompéi et Herculanum vers le milieu du XVIIIe siècle, raviva l’admiration et l’engouement des artistes et collectionneurs pour l’Antiquité. Cette fascinante découverte permit de renouveler le répertoire iconographique puisque les artistes puisèrent abondamment dans les mythes grecs et romains, diffusés grâce aux vestiges exhumés, ainsi qu’à la vulgarisation des textes antiques d’Homère, d’Ovide, de Virgile etc. C’est ainsi de nombreux objets d’art, décors, peintures, architectures, mobiliers réalisés durant ces différentes périodes, reflètent l’influence de la mythologie antique sur la création artistique. Notre culture fut donc profondément marquée, et notre goût formé par l’Antiquité et ses mythes.  

Ce sont tout d’abord les nombreux dieux et déesses qui peuplent la mythologie grecque et romaine, qui inspirèrent les artistes. En effet leurs histoires légendaires, leurs amours, leurs querelles et leurs combats, fournissaient un large répertoire, permettant de représenter des scènes d’action, des scènes de batailles ou dans un autre registre, des scènes galantes et des scènes d’amour. Les amours des dieux furent tout particulièrement un thème de prédilection pour les artistes du XVIIIe siècle, et la figuration des déesses était une bonne occasion pour eux d’exercer leur talent dans la représentation du nu féminin . C’est ainsi que Vénus (Aphrodite chez les grecs), déesse de l’amour et de la beauté, constitua un sujet idéal et fut particulièrement présente dans de nombreuses réalisations artistiques.

Expertissim présente en effet un tableau de l’école française du XVIIIe siècle figurant Le Sommeil de Vénus. Cette grande toile nous montre la déesse nue, allongée dans un décor naturel idyllique, avec deux petits amours auprès d’elle, s’amusant avec une colombe.

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Le thème de Diane (Artémis en grec), déesse de la chasse, fut aussi largement exploité dès la Renaissance en particulier par la maîtresse d’Henri II Diane de Poitiers, qui l’utilisa par exemple dans son château d’Anet, en fit son emblème et en reprit tous les symboles, comme la lune. Le type de Diane chasseresse fut notamment diffusé grâce à la découverte de la « Diane de Versailles » donnée par le pape Paul IV au roi Henri II en 1556. La représentation de la déesse connut donc une grande faveur, et cela jusqu’au XXe siècle, comme en témoigne un bronze d’ André Lavaysse (1906-1991) représentant Diane chasseresse, agenouillée près de ses chiens, et tenant son arc de la main droite.

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Son frère jumeau Apollon , dieu du chant, de la poésie, de la musique, et des arts fut également adopté très tôt par les artistes en raison de ses qualifications et attributs. En effet il pouvait être représenté avec sa lyre, en tant que protecteur des poètes et musiciens, mais aussi avec son arc et ses flèches, ou simplement comme jeune éphèbe. En outre, Apollon était aussi connu comme Phoebus, le dieu du Soleil conduisant son char. C’est pour cette raison qu’il

fut souvent associé à la puissance et au pouvoir, et que Louis XIV l’adopta comme symbole royal.  

Une plaquette en bronze réalisé vers la fin du XIXe siècle en vente sur Expertissim, représente Apollon ainsi, sur le char du soleil, précédé d’un amour ailé, d’une Renommée dans des nuées et entouré de muses.

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C’est ce même Apollon, qui tomba fou amoureux de la nymphe Daphné , fille du dieu fleuve Pénée. Sa légende est racontée dans les Métamorphoses d’Ovide : le malicieux Cupidon décocha une de ses flèches fatales sur le dieu, qui le rendit passionnément amoureux de la belle Daphné . Mais celle-ci ne désirait en aucun cas se marier. Alors que le dieu Apollon la poursuivait de ses ardeurs, elle supplia son père de lui venir en aide. Celui-ci la métamorphosa donc en laurier, arbre qui devint un des symboles d’Apollon.

L’artiste italien le Bernin réalisa une œuvre fameuse figurant Apollon et Daphné, au moment où celle-ci se change en laurier. C’est aussi le moment que choisit le sculpteur Jules Dercheu (1864-1912) lorsqu’il réalisa une sculpture en bronze de la nymphe, vendu sur Expertissim.

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D’autres dieux mineurs ou créatures légendaires présents dans la mythologie grecque et romaine, furent très employés dans les arts, notamment les nymphes, les faunes et les satyres, personnages faisant parti du cortège dionysiaque, et accompagnant souvent le dieu du vin Dionysos (Bacchus chez les romains).

Un très bel exemple en vente sur Expertissim illustre cette pratique. Il s’agit d’une paire de bougeoirs en bronze doré à décor d’un jeune faune coiffé d’un binet en forme de panier de vannerie garni de fruits. Les faunes étaient des créatures hybrides, de forme humaine hormis les oreilles et la queue, avec des jambes et des sabots de chèvre.

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Expertissim présente aussi deux bronzes d’après Clodion représentant un faune et une nymphe . Ces deux personnages furent fréquemment représentés ensemble, car les faunes étaient réputées pour êtres des créatures lubriques poursuivant les belles nymphes.

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L’héritage de l’Antiquité se retrouve également en lien direct avec les figurations d’ Allégories ou de Victoires. Ces figures permettant de représenter une notion abstraite, pouvaient être de forme humaine ou animale, et accompagnaient souvent les scènes mythologiques et historiques antiques. Elles eurent une grande popularité en particulier sous l’Empire et la Restauration, comme en témoigne une pendule en bronze d’époque Restauration en vente sur Expertissim, ornée d’une Allégorie de l’Abondance , reconnaissable à sa corne d’abondance remplie de fruits et de fleurs.

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Le sculpteur George Bareau  (1866-1931) réalisa quant à lui un bronze figurant une Allégorie de l’Histoire , représentée par une jeune femme tenant un parchemin déroulé.

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Ainsi, les mythes antiques inspirèrent la création de nombreux objets et œuvres d’art à travers les siècles, chacun interprété de manière différente en fonction du style et de la période.

 

Sixtine Huyghues Despointes

(Etudiante à l’IESA)

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