18/08/2011
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C’est à travers cet accessoire de mode de la fin du XVIIIe siècle, qu’Expertissim.com aborde le thème des pastorales, des scènesgalanteset des histoires d’alcôve en lien étroit avec cet éventail !
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Pouvoir et luxe, un vent nouveau !
Au cours du XVIIIe siècle, l’un des plus luxuriants, les arts décoratifs et ceux liés à la mode sont à l’origine de vogues permettant d’affirmer le prestige social d’une personne. L’éventail créait chez celle qui le porte et qui se « ventile » une contenance et une distinction sociale que seule l’élite aristocratique sait déchiffrer. Le tenir dans un sens ou dans un autre peux avoir des significations totalement opposées : « je vous aime » ou « je vous hais » ! De véritables codes sont désormais mis à jour par l’aristocratie européenne en générale, française en particulier. Dans un siècle résolument marqué par une noblesse frivole, l’éventail devient un objet artistique et aristocratique.
*(2)
Kirsten Dunst en Marie-Antoinette, film de Sofia Coppola, 2006.
Une brise légère !
Après la rigidité et le moralisme du règne de Louis XIV, l’époque qui s’ouvre en ce début du XVIIIe siècle, est celui de la libération des mœurs. Les fêtes galantes de Jean-Antoine Watteau retranscrivent avec brio ce vent nouveau qui souffle sur le royaume de France. Dans ses compositions, comme dans celle de l’éventail mise en vente par Expertissim, une nature édénique invite à l’amour d’une société libérée de l’austérité d’un règne qui n’a
*(3)
Pourquoi des motifs végétaux ?
Comme on peut l’observer sur cet éventail, les scènes galantes sont entourées de fleurs et de rinceaux. Mais pour quelle raison ? Sans doute en raison de la vogue rousseauiste pour la nature et l’état naturel auquel l’Homme a été arraché. Ainsi, au XVIIIe siècle, les parcs – bien souvent à l’anglaise – entourant les demeures aristocratiques deviennent de véritables lieux destinés et dédiés non plus au pouvoir – comme se fut le cas sous le règne de Louis XIV – mais consacrés à l’amour, aux plaisirs de la chair et aux joies des sens !
*(4)
Pèlerinage à l'île de Cythère, Jean-Antoine Watteau, 1717, Paris, musée du Louvre.
Peter FAGES (Etudiant à l’Ecole de Louvre).
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