L'art et vous Le génie éternel de Frédéric Chopin. Musique, maestro !

14/06/2010

Le génie éternel de Frédéric Chopin. Musique, maestro !

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*(1) C'est un printemps particulièrement musical et romantique que nous offre cette année 2010. Ce 1er mars, nous fêtions effectivement le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin, date à laquelle se sont ouvertes deux expositions, au Musée de la vie Romantique et à la Cité de la musique. Loin de se concurrencer, ces deux rétrospectives proposent une approche complémentaire du célèbre compositeur, nous permettant de découvrir l'atelier de Chopin d'une part, et sa relation avec la peinture et la littérature d'autre part. C'est en tant qu'amoureux des arts qu' Expertissim vous propose aujourd'hui de vous plonger dans l'univers du maestro dont les oeuvres n'ont pas pris une ride. Un nouveau membre pour la confrérie romantique de Paris Né le 1er mars 1810, Le jeune Frédéric Chopin arrive en France en 1831. Déjà célèbre et reconnu comme musicien prodige, il fait partie de la vague d'immigration polonaise qui s'installe à Paris suite à l'insurrection de Varsovie, apportant en France le charme de la culture polonaise. Chopin n'est pas dépaysé pour autant. Né de père français, il a grandi dans une ambiance francophone et francophile propre aux milieux savants et cultivés européens. Dès son arrivée, Chopin rejoint « la confrérie romantique de Paris », composée notamment de Liszt, Mendelssohn, Berlioz et Hiller. Durant ces années d'effervescence de la vie musicale, Chopin est vite repéré comme un artiste d'exception : Berlioz le décrit comme « un talent d'une toute autre nature » et Liszt dira qu'il fallait rechercher en lui « l'essence de la virtuosité ». Mais très vite, Chopin noue d'autres relations, intégrant les salons littéraires et mondains. L'ère des Salons En effet, la vie artistique et musicale se déroule dans les salons de la bourgeoisie et de l'aristocratie, foyers de la sociabilité mondaine, et berceaux de la correspondance des arts. C'est d'ailleurs dans ces salons à l'atmosphère délicieusement romantique, chargée de frou-frou, de poétique du nocturne, et de notes suspendues que Chopin va faire les plus belles rencontres. C'est notamment dans un salon que Chopin rencontre, par l'intermédiaire de Liszt, la fameuse George Sand . Cette rencontre avec George Sand est de première importance pour Chopin. Par les cercles qu'elle lui rend familiers d'une part, mais aussi par ses engagements dans la vie publique et privée du compositeur. L'écrivaine entretiendra en

effet une relation - présumée platonique - avec le compositeur,  intégrant volontiers son univers musical dans ses romans. Quant à l'amitié de Chopin et Delacroix, elle fournit l'occasion d'une évocation et d'un questionnement intéressant concernant les liens du musicien avec le monde des beaux-arts . *(2) Portrait présumé de George Sand Chopin et Pleyel : une « histoire d'amour » à Pianopolis Au XIX° siècle, Paris, la capitale des arts, était surnommée Pianopolis. En effet, la folie du piano qui s'empare de la capitale à cette époque, influence non seulement les cercles musicaux professionnels, mais aussi les amateurs, à qui le piano permet d'aborder un répertoire varié. Les facteurs de piano sont des acteurs importants de cette vie musicale, d'autant qu'ils adjoignent à leurs ateliers des salons qui deviennent des salles de concert réputées : Pleyel constitue un exemple choisi. En effet, Pleyel était LE fabricant de piano en vogue, qui avait besoin d'un artiste de renom et en particulier du talent de Chopin pour faire valoir ses pianos. Le style réservé de Chopin correspondait parfaitement à la facture des pianos Pleyel au marteau plus doux et plus petit, par comparaison avec les pianos du fabricant rival Erard promus par Liszt. Une gloire posthume pour un génie discret Chopin, c'est un peu comme le piano Pleyel : un artiste de l'intimité aux nuances profondes. Même célèbre et adulé, Chopin vit grâce aux cours de piano qu'il donne aux riches familles ; préférant les salons feutrés et les petits auditoires, à la lumière des salles de concerts parisiennes et internationales. C'est là qu'il apprécie la compagnie de ses amis proches, émigrés polonais ou artistes romantiques, tels Delacroix et bien entendu George Sand. Cette année 2010 consacre le retour en gloire de ce compositeur de génie, et avec lui le charme du romantisme, des mazurkas, des polonaises, des valses, des nocturnes, et autres scherzi... Oeuvres à écouter absolument : la Ballade en sol mineur, op. 23 ; et le Scherzo, n°2 en Si Mineur, Op 31 Par Elodie LUTUN (étudiante à l'ICART)

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