L'art et vous Le XVIIIème siècle, siècle d’or de la porcelaine chinoise

29/08/2011

Le XVIIIème siècle, siècle d’or de la porcelaine chinoise

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Au XVIIIème siècle, la Chine connaît sa dernière dynastie d’empereurs : celle des Qing, qui dure de 1644 à 1911 (la Chine devenant ensuite une République). C’est alors le siècle d’or de la porcelaine : de nouvelles techniques permettent d’une part la création de l’émail rose carminé, d’autre part une précision plus grande dans le dépôt de celui-ci sur l’objet.
Ces progrès techniques ont une importante répercussion : les Occidentaux commencent en effet à s’intéresser à la porcelaine chinoise, devenue un art raffiné. La Chine commence alors à exporter ses biens, notamment les porcelaines et le thé, ce qui lui permet de reconstruire les palais des empereurs : la Chine au XVIIIème siècle est en pleine expansion, une expansion permise entre autres par le développement de ses savoir-faire.

Une cuisson déterminante
La porcelaine est un mélange de kaolin, une argile de qualité, de feldspath et de quartz. Une couverte transparente est ensuite déposée en surface ; elle est constituée de poudre de porcelaine, de chaux et de cendres de fougères. L’ensemble est cuit et la couverte fusionne alors avec la porcelaine.
A partir de 650°C, l’argile devient céramique ; entre 800°C et 900°C la céramique se transforme en terre cuite ; à 1100°C la terre cuite se vitrifie pour former du grès ; enfin, au-delà de 1300°C le grès devient porcelaine.
La cuisson à la température requise et le refroidissement doivent être longs, afin d’éviter toutes sortes de défauts tels que des craquelures. Néanmoins, ces craquelures sont parfois des effets voulus et recherchés (au milieu du XVIIIème siècle notamment).

La porcelaine émaillée
La porcelaine cuite est naturellement blanche. Néanmoins, on peut ajouter des oxydes lors de la cuisson afin de la colorer : le fer permet d’obtenir un brun ou un jaune, le cuivre donne du vert ou du rouge, le cobalt colore en bleu, et le manganèse donne du violet.
On peut aussi apposer de l’émail coloré sur la porcelaine, mais pendant longtemps la palette de couleurs est restée limitée.
Au XVIIIème siècle, la Chine découvre une nouvelle façon d’apposer l’émail coloré sur la porcelaine : les émaux, réduits en une poudre très fine, sont soufflés dans un tube de bambou

fermé à l’extrémité par une fine gaze de soie. Cette technique, appelée FEN en Chine, donne un effet velouté, poudré.

Une porcelaine haute en couleurs !
Les pièces de porcelaine à décor bleu et blanc, très en vogue sous les Ming notamment (1368-1644), subsistent jusqu’au règne de l’empereur Kangxi (1661-1722) ; Expertissim.com en propose certaines à la vente, comme par exemple cette potiche balustre du XVIIème siècle, déjà vendue.

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Potiche balustre du XVIIIème siècle, vendue sur Expertissim.com

Puis, les émaux de couleur verte apparaissent : on parle alors de porcelaines de « famille verte » pour désigner les pièces peintes avec cette nouvelle couleur. Expertissim.com en vend certaines, comme par exemple cette assiette ronde de l’époque Kangxi.

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Assiette ronde de l'époque Kangxi, vendue par Expertissim.com

L’apparition au XVIIIème siècle d’une nouvelle couleur, appelée rose carminé, permet à la porcelaine d’imiter de plus en plus les effets de la peinture. Ce mélange de rouge et d’un dérivé de l’or aurait été mis au point à la fin du XVIIème siècle par Andréas Cassius, d’où il tire son autre nom : « pourpre de Cassius ».
Les premières porcelaines à utiliser cette couleur forment la famille rose, successeur de la famille verte. Toutefois, on ne parle de famille rose que depuis le XIXème siècle : c’est Albert Jacquemart, historien de l’art de la céramique, qui utilisa le premier cette appellation. En Chine, on parle indifféremment de yangcai (couleurs étrangères) ou encore de fencai (couleurs poudreuses) pour désigner la famille rose.    

                Expertissim.com propose régulièrement à la vente des porcelaines chinoises, qu’elles soient à décor bleu et blanc, de famille verte, ou encore de famille rose, comme par exemple cette potiche balustre du XVIIIème siècle.

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Potiche balustre du XVIIIème siècle, proposée à la vente sur Expertissim.com

Clémence ENRIQUEZ (étudiante à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

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